28/12/2008

De nouvelles biothérapies contre la polyarthrite

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27/12/2008
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La maladie touche près de 500 000 personnes en France.

Objectif rémission. En moins de dix ans, le pronostic de la polyarthrite rhumatoïde et la vie quotidienne de dizaines de milliers de malades ont été bouleversés par de nouveaux traitements, les biothérapies, qui peuvent bloquer l'évolution de la maladie. Ces médicaments d'action très ciblée ont fait récemment la une du congrès français de rhumatologie, où ont été présentées les biothérapies de demain. Une nouvelle molécule, dirigée contre une cible inédite, l'interleukine 6, devrait ainsi arriver sur le marché en 2009.

Peu connue du grand public, la polyarthrite rhumatoïde (PR) concerne 500 000 personnes en France, elle peut conduire à des handicaps sévères. Pendant longtemps, les traitements disponibles - essentiellement les corticoïdes et les immunosuppresseurs, qui diminuent les réactions immunitaires - ont eu pour objectif de soulager les douleurs des patients, et de ralentir les dégâts articulaires. Mais ils ne modifiaient pas vraiment le cours de la maladie.

Tout a changé avec l'arrivée des biothérapies, des molécules qui ont en commun d'être fabriquées à partir d'organismes vivants. Beaucoup d'entre elles sont en fait des anticorps, dits monoclonaux, qui bloquent sélectivement des substances dont le rôle est majeur dans les phénomènes d'inflammation. «J'ai vu des personnes “ressusciter” avec ces médicaments, témoigne un délégué régional de l'Association française des polyarthritiques. Des patients lourdement handicapés ont pu ainsi reprendre une vie normale et même une vie de couple.»

 

Arsenal thérapeutique

 

«Les biothérapies ont transformé nos salles d'attente et nos hôpitaux», confirme le professeir Maxime Dougados, chef de service de rhu­matologie de l'hôpital Cochin (Paris). Selon lui, environ 40 000 malades ont déjà été ainsi traités en France, plus d'un million dans le monde. Les premières biothérapies qui ont été mises sur le marché (infliximab, adalimumab et etanercept) bloquent le TNF alpha, le facteur de nécrose tumorale. Ces produits sont prescrits, souvent en association avec d'autres médicaments, aux patients qui ne répondent pas rapidement, en trois quatre mois, au traitement immunosuppresseur classique. Les anti-TNF alpha se révèlent également de plus en plus utiles au cours d'autres maladies inflammatoires comme la spon­dylarthrite ankylosante, la maladie de Crohn ou le psoriasis.

Ces deux dernières années, l'arsenal thérapeutique s'est enrichi de deux molécules, le riduximab et l'abatacept, qui visent d'autres cibles moléculaires. Pour l'instant, ces médicaments sont proposés en deuxième intention aux 30 % de malades chez qui les anti-TNF alpha sont sans effet. Mais les indications ne cessent d'évoluer.

 

15 000 euros par malade

 

Par ailleurs, un nouveau produit, le tocilizumab, qui bloque l'interleukine 6, une autre protéine cruciale de l'inflammation, pourrait obtenir une autorisation de mise sur le marché aux États-Unis et en Europe dans les mois à venir.

Mais si ces médicaments transforment la vie des patients, ils ne sont pas sans inconvénients. Ils ne sont disponibles que sous forme injectable, par voie intraveineuse ou sous cutanée. Surtout, leurs effets secondaires doivent être surveillés comme le lait sur le feu. Du fait de leur mode d'action, les biothérapies peuvent en effet favoriser des infections, et éventuellement certains cancers, dont ceux de la peau. «Les cas de tuberculose sont spectaculaires, mais ils sont rares en pratique, précise le Pr Dougados. En revanche, nous sommes très vigilants par rapport à d'autres infections, en particulier les pneumonies». Pour mieux suivre ces risques, la plupart des pays ont mis en place des registres de surveillance. Reste le problème économique : la facture est de l'ordre de 15 000 euros par an et par malade. Un coût élevé dû en partie au mode de fabrication des biothérapies, mais à mettre en balance avec les bénéfices à long terme sur la qualité de vie.

21/11/2008

Un groupe sur Facebook

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"Le syndrome de Gougerot-Sjögren"

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Date de la création du groupe "Le syndrome de Gougerot-Sjögren" , le 21 novembre 2008.

01:56 Écrit par Isabelle L-F. dans 05. Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/11/2008

Article paru dans le New York Times

PERSONAL HEALTH

An Autoimmune Disorder, in Camouflage

Published: New York Times - October 7, 2008

How can a disease that afflicts some three million Americans, 90 percent of them women, be as obscure as Sjögren's syndrome? Experts say it is one of the three most common autoimmune disorders, but few lay people know of it, and doctors rarely think of it when patients describe its various symptoms.

Medical students, even those in postgraduate training, learn little or nothing about Sjögren's (pronounced SHOW-grins), in which the body attacks its own secretory glands and tissues. Diagnosis can be difficult because symptoms vary widely from patient to patient, and many of those symptoms mimic those of a host of other conditions.

As a result, ''this major women's health problem is still largely underdiagnosed and undertreated,'' said Dr. Frederick Vivino, a rheumatologist at the University of Pennsylvania Medical Center and director of the Penn Sjögren's Syndrome Center in Philadelphia.

But Dr. Vivino said in an interview that there had been ''a dramatic change'' in the diagnosis and management of Sjögren's in the last 5 to 10 years. Although it was originally listed in the National Organization for Rare Disorders registry, recent population studies in the United States and in Britain have documented Sjögren's as the second-most common autoimmune rheumatic disease, behind rheumatoid arthritis.

The disorder was first described in 1892 in a 42-year-old man and called Mikulicz's syndrome. But the diagnosis fell into disuse because it seemed to encompass so many conditions. The syndrome was resurrected in 1933 by Henrik Sjögren, a Swedish ophthalmologist, who described 19 women suffering from dry mouth and dry eyes, the most common symptoms of the disorder.

A Spectrum of Symptoms

Lisa Worthington, 43, finally learned she had Sjögren's last December, after six to eight years of confusing health problems.

''Sjögren's is like a chameleon -- it causes so many disparate symptoms throughout the body,'' Ms. Worthington said in an interview. ''It can seem like multiple sclerosis, stroke, fibromyalgia, Lyme disease, chronic fatigue, reflux and a bunch of other diseases. I've often had to explain it to physicians.''

Ms. Worthington now runs a marketing and public relations agency out of her home on the Eastern Shore of Maryland, which permits her to take time off when her health demands it. Before receiving a correct diagnosis and treatment for her spectrum of symptoms, Ms. Worthington said, she was told she had fibromyalgia, a reasonable explanation for her chronic muscle fatigue, joint pain and weakness.

''If I had to spend all day on my feet, the next day I had to stay in bed,'' she said. But not until she awoke one morning with her eyes so dry she could not open them -- ''the lids were stuck to the eyeballs'' -- did a rheumatologist suggest Sjögren's.

Though a blood test for telltale antibodies was negative, which happens in 40 percent of cases, the doctor sent her for a lip biopsy at the Sjögren Clinic at the National Institutes of Health, which confirmed his suspicions.

The all-too-common delay in diagnosis, which Dr. Vivino said still averages six years, can result in serious complications, including damage to vital organs.

Prompt diagnosis is also important because people with Sjögren's face a 44-fold increased risk of developing lymphoma and must be alert to early signs of this cancer.

Changes for the Better

Dr. Vivino said that although Sjögren's was long thought to be an affliction primarily of white women around the age of menopause, it is increasingly being recognized in nearly all population groups: younger women, women of various racial and ethnic groups, men and even children.

''About 200 pediatric cases have been identified thus far,'' he said.

Ms. Worthington was 37 when she developed symptoms that prompted her to consult a doctor; knowing what she does now, she believes signs were present years earlier.

Two other important advances are the publication in 2002 of internationally accepted criteria for diagnosing primary Sjögren's (the condition can also occur secondary to other disorders), and the development of several medications that can stimulate the flow of saliva and relieve dryness and inflammation of the eyes.

Dr. Vivino said there was also growing interest among pharmaceutical companies in biologic remedies that could cause a remission of symptoms.

Widespread Effects

Sjögren's can affect the basics of daily living and forces its sufferers to adjust life around it.

''I have trouble swallowing,'' Ms. Worthington said. ''I can't swallow anything without liquid. I always carry a bottle of water with me, long before it was fashionable. Even at night, I have to drink water frequently and, of course, use the bathroom frequently. I often wake up feeling like I never slept.''

My stepmother, Sophie Brody, also had Sjögren's. She thought at first she had a tumor because food would become stuck in her throat. Eventually she was unable to swallow anything but pureed and liquid foods. Even to swallow those without difficulty, she had to have her esophagus dilated every three months.

Her dentist was the first to suspect Sjögren's. Her teeth were inexplicably decaying, breaking and falling out, the result of an insufficient flow of saliva to cleanse them. Women who develop Sjögren's in early adulthood often need complete dentures by their mid-40s, Dr. Vivino said.

Depression is another frequent component of Sjögren's, often preceding the onset of debilitating symptoms that may make anyone depressed. In fact, doctors at Johns Hopkins Medical Center are investigating various neurological manifestations of the syndrome, including spinal inflammation that can result in a misdiagnosis of multiple sclerosis.

Because Sjogren's affects so many organ systems, other common symptoms and signs include vaginal dryness; enlarged parotid glands, the salivary glands in front of the ears; hoarseness; chronic dry cough; recurrent sinusitis, bronchitis and pneumonia; an extreme sensitivity to cold; dry skin and rashes; digestive problems, including a sensitivity to gluten; thyroid disorder; kidney problems; memory problems; numbness, tingling and burning pain in the feet and hands; frequent oral yeast infections; and an altered sense of taste.

Ms. Worthington's taste buds are now much less sensitive, she said, and when she cooks she has to be careful not to use much garlic, salt or pepper.

She uses a variety of medications to relieve her symptoms, including one that stimulates secretions throughout the body, special eye drops that treat both the dryness and inflammation, and regular eye drops throughout the day.

Now that she and her doctors know what they are dealing with, she is checked every three months by a rheumatologist for signs of lymphoma, every six months by a dentist and every year by an ophthalmologist.

00:00 Écrit par Isabelle L-F. dans 05. Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |